15 avril 2010
A la veille d'un grand départ ...
le petit blog fait également ses valises définitivement.
Cinq ans de bons loyaux services, des échanges très sympas et enrichissants, le souvenir de la solidarité pour retrouver un doudou à ma chouette, une très chouette rencontre avec Juliette (j'espère te retrouver bientôt autour de quelques délicieux sushis ;-) ), la gentillesse incroyable de Morgane et tellement plein d'autres choses.
J'ai fait ce blog pour la chouette et le lapin, j'espère qu'ils se bidonneront bien en le lisant quand ils seront plus grands et que cela leur fera un chouette souvenir.
Le rideau se baisse et nous vous souhaitons tout le bonheur du monde comme dit la chanson !
10 avril 2010
Des films !
" Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau
"Les films d'alertes et catastrophistes ont
été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer
qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans,
des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre
modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière
et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des
alternatives." Coline Serreau.
J'aime bien Coline Serreau, son regard décalé et engagé sur les choses. J'aime aussi son ton qui n'est jamais moralisateur, mais qui pousse à la réflexion. Le sujet qu'elle aborde dans ce film, j'y suis sensible. Car si j'ai choisi de faire ce que je peux pour respecter mon environnement, le choix de manger bio s'est fait également dans cet optique. Bien sur, je préfère l'idée de ces aliments qui n'ont subi ni pesticides et compagnie, mais je suis très sensible qu'en privilégiant cette alimentation, on privilégie le respect du sol et de la terre trop souvent malmenée et abîmée pour des cultures intensives et de fausses raisons.
Le film de Coline Serreau est passionnant parce qu'elle donne la parole à des gens, des spécialistes que l'on entend jamais. On comprend mieux les mécanismes de chaque chose. Ce qui est troublant, c'est ce discours qui se rejoint pour des gens qui vivent aux quatre coins du monde.
C'est un film magnifique parce qu'il fait appel à notre intelligence et à notre conscience, ne moralise jamais, ne donne pas de leçon.
"Ensemble, nous allons vivre une très très grande histoire d'amour" de Pascal Thomas
Entre Dorothée et Nicolas, c'est le coup de
foudre. Ensemble, ils vont vivre une très, très grande histoire
d'amour... Ils en sont sûrs, certains. Mais la vie s'ingénie toujours à
contrarier les meilleures résolutions, le plus parfait des scénarios et
rien ne va se passer comme prévu. De malentendus en disputes, de
serments en trahisons, de vrais départs en fausses retrouvailles, et
inversement, ils vont être entraînés dans le tourbillon d'une comédie
aussi tourmentée que leur passion...
le cinéma de Pascal Thomas ne me passionne pas. Ce dernier film confirme la règle. J'avais quand même trouvé un peu d'intérêt dans son précédent "le grand appartement", mais là j'avoue que si la promesse était jolie, cela ne suit pas. Le film tombe dans tous les clichés du petit film décalé. Les acteurs tombent également dans le cliché du jeu, des mimiques du genre.
Julien Doré tire bien son épingle du jeu. Je le trouve vraiment bien dans son rôle.
Je me suis pas ennuyée, mais j'ai pas vraiment pris de plaisir. C'est passé, voilà tout !
08 avril 2010
Quezaco ?
C'est un petit champignon très utilisé dans la cuisine japonaise.
Cette petite bête bizarre porte le doux prénom d'enoki et son goût est très doux, incomparable avec des saveurs que je connais déjà, mais très bon.On l'appelle aussi "aiguilles d'or"
Oh ...
je crois que cela va me plaire le contenu de ce carton ...
A suivre !
"Même dans ELLE, ils disent qu'il faut faire un effort ..."
Je voulais en dire plus ...mais non, la photo parle d'elle-même ...
Des kilos très encombrants dans la mesure où mon extérieur ne coïncidait pas avec l'intérieur, des remarques, des mots toujours plus lourds à supporter : un comble pour le sujet ! Ne même plus savoir comment l'on était tellement sa vision de soi est déformée par les remarques extérieures. Mais cette envie farouche de parvenir à mon but et aujourd'hui, j'en suis à quelques kilos de ce fameux point ... Tout apprendre avec une nutritionniste durant ma première grossesse et continuer à se renseigner par les bouquins plus ou moins drôles ;-) !
Trente perdus il y a cinq ans et aujourd'hui 42 de moins qu'à cette période. Ne pas avoir envie d'entendre qu'il faut que je m'arrête, moi seule sait au fond de moi comment je veux être et personne ne vit dans ma peau que moi, donc c'est une décision qui m'appartient. Ne plus avoir envie d'en entendre parler, pas envie d'être un sujet de discussion là dessus, pas envie d'être jugée, c'est mon choix et j'ai juste envie qu'on le respecte.
Ne plus entendre "allez, ça tu peux" ... "oui, je peux ce dont j'ai envie, pas ce que l'on m'impose". Voilà ce que j'ai appris dernièrement dans ces quelques ouvrages, il faut savoir dire non lorsque l'on ne veut pas et ne pas dire "oui" de peur de blesser car c'est nous que nous blessons dans ces cas-là et personne d'autre.
Aujourd'hui, je ne marche plus dans la rue en me cachant. Cela m'a demandé et me demande encore beaucoup d'efforts. Me remettre à la piscine fait partie de tout cela, être en bonne santé.
Je n'en reviens même pas d'avoir écrit tout cela ici : je me suis mise à nu pour une fois !
Ceci est aussi un excellent prétexte pour vous parler d'une BD qui vient de sortir en poche "Mon gras et moi" de Gally que j'ai découverte par hasard et qui mérite le coup d'oeil par son dessin, son humour, son discours et son extrêment sensibilité.
Noyée dans la série des paresseuses !
07 avril 2010
C'est juste géant !
Nous sommes allés voir l'exposition Takeshi Kitano à la Fondation Cartier et le moins que l'on puisse dire c'est que nous avons adoré. Victor étant en déplacement pour cause de recherche d'oeufs dans le jardin de son papy, nous y sommes allés avec Violette. Elle était enthousiaste à chaque chose : les peintures, les installations, les petits jeux, les expériences et surtout le théâtre Edo où elle a offert de nombreuses danses en rythme avec les marionnettes à tous les visiteurs :-) ! Malheureusement, on ne peut pas y prendre de photos sauf là où l'on peut peindre un dinosaure avec un pistolet à peinture complètement dément !
C'est génial et pour tout le monde. Toutes les installations sont très ludiques. Il y a plein de réflexions sur l'art contemporain, son pays, le monde et les gens. Je me laisserai bien tenter et y retourner car on y passe vraiment un joli moment léger et intéressant.
A noter que son film "Achille et la tortue" est toujours en salle et c'est un vrai petit bijou ;-) !
06 avril 2010
Des films !
"Tête de turc" de Pascal Elbé
Un geste, et tout bascule. Un adolescent de 14 ans, un médecin
urgentiste, un flic en quête de vengeance, une mère qui se bat pour les
siens, un homme anéanti par la mort de sa femme voient leurs destins
désormais liés. Alors que le médecin passe plusieurs jours entre la vie
et la mort, les événements s'enchaînent et tous seront entraînés par
l'onde de choc.
Pascal Elbé est quelqu'un que j'aime beaucoup, alors lorsqu'il passe à la réalisation forcément ma curiosité est piquée ! J'ai vraiment beaucoup aimé ce film parce qu'il parle de sujets chauds, de sujets qui me tiennent à coeur, parce que tout comme lui je pense qu'il vaut mieux comprendre pour avancer que juger.
Il met aux prises les sentiments humains les plus fragiles, les plus forts. Tous les comédiens sont tout simplement extraordinaires. Il pose un regard plein de dignité sur chaque personne. Il y a plein d'intelligence dans l'histoire qu'il nous raconte par sa façon de nous la raconter, de la filmer, de la faire vivre.
Pascal Elbé est un vrai bon réalisateur et son film est à voir d'urgence car le cinéma sert aussi à cela : secouer les consciences, pousser à réfléchir, donner à voir et à émouvoir.
"Les invités de mon père" d'Anne le Ny
Lucien Paumelle a toujours eu des convictions fortes. Médecin retraité,
il reste un homme d'action, réputé pour son implication dans de
nombreuses causes humanitaires.
Son engagement le conduit jusqu'au mariage blanc avec une jeune femme moldave, Tatiana, pour lui éviter l'expulsion.
Mais
ses enfants, Babette et Arnaud, s'aperçoivent rapidement que le
comportement de leur père n'a plus grand-chose à voir avec les
principes qu'il a toujours prônés : malgré ses 80 ans, Lucien aurait-il
succombé au charme de sa flamboyante épouse ?
Tandis que Tatiana et
sa fille prennent leurs marques chez les Paumelle, le chaos s'installe
dans le quotidien de Babette et Arnaud.
Bientôt, ce sont toutes les relations familiales qui sont à redéfinir...
Une petite comédie certes, mais qui titille des sujets dont on a pas l'habitude comme la façon de voir ses parents et accepter qu'ils soient très différents de l'image dans laquelle d'eux on a grandi.
Si le film n'évite pas les écueils de certains clichés et finalement ne tient pas toutes les promesses qu'il pourrait tenir. Il reste intéressant par son ton un peu décalé et une Karine Viard extra dont on suit la réflexion sur ses relations avec son frère, sa façon de voir son père, les rapports avec son mari, le décalage entre l'image qu'elle doit donner d'elle et ce qu'elle ressent avec plaisir.
Les choses ne sont pas si simples qu'elles le laissent supposer en apparence.
La cocasserie de la situation pourrait faire penser à un début de film à la Bacri/Jaoui. Le mordant n'y est pas, mais la façon d'amener les choses reste intéressante.
"Fleur du désert" de Sherry Hormann
Issue d'une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance
rude mais heureuse car entourée des siens. Mais quand son père décide
de la marier à l'âge de 13 ans, Waris prend la fuite. Traversant le
désert au péril de sa vie, elle atteint la ville de Mogadiscio et
retrouve sa grand-mère. Cette dernière lui fait quitter le pays en lui
trouvant un poste de "bonne à tout faire" à l'ambassade de Somalie à
Londres. Waris y travaille pendant 6 ans, telle une esclave, totalement
recluse et coupée du monde extérieur.
Quand la guerre civile éclate
en Somalie, l'ambassade ferme. Waris se retrouve livrée à elle-même
dans les rues de Londres, ne sachant pas un mot d'anglais. C'est alors
qu'elle rencontre Marilyn avec qui elle se lie d'amitié. Cette jeune
femme, délurée et originale, l'héberge et l'aide à trouver un emploi.
Travaillant
dans un fast food, Waris est remarquée par un célèbre photographe de
mode. Grâce à lui, elle rejoint une agence de mannequins. Malgré de
nombreuses péripéties, elle devient rapidement l'un des plus grands top
model international...
J'ai juste un truc à dire sur ce film basé sur la vie de Waris Dirie : il faut le voir, en parler.
Ce film est d'une dureté insupportable. J'ai fermé les yeux, bouché mes oreilles et pleuré sans pouvoir m'arrêter. Il est question d'excision dans ce film.
J'admire cette femme, sa force, son courage. Elle a enduré la mutilation et se tient droite, prête à affronter la vie, à défendre la vie de millions de petites filles. J'admire cette femme, son combat.
A mon sens, c'est faire ce qu'elle fait qu'être féministe : se battre contre les violences faites aux femmes.
Je peux pas parler de ce film. je ne trouve pas les mots. Il faut aller le voir et croire en sa bonne étoile et forcer le destin avec courage.
"Toutes les filles pleurent" de Judith Godrèche
Lucie croit qu'elle n'a pas d'age. Pourtant, il serait temps qu'elle prenne sa vie en main.
Lucie croit qu'elle n'a pas d'ambition. Pourtant son amour de la musique fait d'elle une belle chanteuse.
Lucie croit qu'elle n'aura pas d'enfants. Pourtant un petit garçon la choisit pour mère.
Je dois bien avouer que c'est la bonne surprise de cette semaine. Je ne suis pas très réceptive à l'univers de Judith Godrèche et je dois bien avouer que je me suis laissée porter par son film. J'ai aimé les personnages, me suis laissée prendre dans l'histoire et j'ai trouvé en Lucie des traces de moi.
J'ai trouvé que son regard sur les gens et les choses était plein de délicatesse. J'ai été époustouflée par ses idées de réalisatrice. Il y a un jeu de champ complètement génial et une lumière invraissemblable dans ce film.
C'est un film sur une fille qui se sent seule, une fille qui a peut-être peu de se jeter dans la vie, une fille dont on attend toujours certaines réactions et qui voudrait qu'on la voit autrement.
C'est un film qui est une véritable petite lumière. Un premier film vraiment réussi qui en a la fragilité et l'audace.
Je peux pas ... j'ai piscine !
Je me plaisais à dire que j'avais deux allergies : le sport et les maths !
En fait, c'est pas vrai, je marche beaucoup parce que j'aime ça. cela me rappelle mes balades interminables certains après-midi avec ma Maddy. On partait après le déjeuner et on revenait en fin de journée. Nous avions arpenté les rues de Paris toute les journée. J'aimais cela, la suivre, discuter avec elle. J'aurai pu marcher des jours ainsi. Mon daddy, cela le faisait sourire et il ne comprenait pas ce que l'on pouvait bricoler ainsi à marcher toute l'après-midi. On passait du temps ensemble, du temps de qualité, inestimable pour moi.
Deux choses me plaisaient beaucoup que je pratiquais à haute dose dans ma chère Bretagne : le vélo et la natation. J'avoue que j'ai un peu peur du vélo dans Paris même si cela me tente vraiment. Mais j'ai recommencé la natation, trois fois par semaine, tard le soir ou très tôt le matin. Je suis très contente, c'est vraiment un temps pour moi, comme le cours de japonais. Et tout comme mon cours, il me tient très à coeur pour plein de raisons de m'y tenir. J'ai d'ailleurs pris un abonnement ! J'aime me retrouver au milieu de l'eau, j'aime cet élément. J'aime être au calme, au repos pendant 1h30 sans aucune sollicitation, juste moi en face de moi, réfléchir, penser, me retrouver, ne pas être interrompue, me ressourcer. Cela me fait du bien, j'aime évoluer dans cet élément qui est vraiment le mien.
Alors voici mon sac de piscine :
et si je zoome dessus, finalement je le suis dans l'idée, dans le way of life, mais pour les choses que j'aime un peu moins ;-) !
Après la tempête ...
Lu dans l'oeil du cyclone et pourtant, j'ai tardé à en laisser une trace ici... Pourquoi ? Sûrement parce que j'ai pas envie de polémiquer, juste essayer de comprendre les uns et les autres. Il faut bien l'avouer aussi parce que ses propos me parlaient, me touchaient ... et c'est pas politiquement correct de le dire.
Bien sur, j'ai entendu grâce à mon ami le podcast, "sa journée" sur France Inter. Ironie du sort, je l'ai écouté dans ma cuisine ... J'ai aussi entendu le fait que l'on ne parlait que d'allaitement. Si on lit le livre, on peut se rendre compte que le chapitre concernant l'allaitement au sein ( et oui parce qu'au biberon, c'est aussi allaiter et ça, cela me vient de mon pédiatre qui a milité au MLF pendant des années et ça fait du bien de se l'entendre dire et rappeler qu'au biberon, c'est aussi allaiter).
Bien sur, il y a des raccourcis un peu rapides dans ce livre, des raisonnements un peu trop faciles pour une philosophe qui cède à mon goût un peu trop à l'ouvrage de vulgarisation alors que sa position même de philosophe devra la placer dans des développements un peu plus étayés.
Mais je dois bien l'avouer, je l'ai subi ce diktat de la mère parfaite, vraie Mary Poppins qui ne s'énerve jamais, prépare que des bons petits plats Bio à ses enfants, les allaite au sein, consacre tout son temps à leur éveil, n'élève jamais la voix, vit dans un monde Montessori et j'en passe ! J'ai voulu l'être ... Je ressentais une pression permanente, me sentait observée par le reste du monde à savoir si j'aurai la bonne réaction, ferai la bonne chose, serait dans le bon ton ... J'ai choisi de m'arrêter de travailler, d'étudier. C'est un choix, un choix que je ne regrette pas. Je me suis éclatée à m'occuper d'eux, pouvoir les bichonner jusqu'à ce qu'ils aillent à l'école et n'aient plus besoin de moi la journée. Etre là à l'heure des mamans, ne pas faire de journée à rallonges, les écouter, les observer. D'autant plus que j'ai une vie très active par ailleurs. Je me suis pas oubliée, je suis passionnée par un tas de choses (peut-être même un peu trop ...) et j'ai continué toutes ces activités qui m'enrichissaient, continuer à voir du monde car je dois bien l'avouer le concept square et papotage juste entre mamans, cela n'a jamais été mon truc. Mes enfants, je les adore, j'ai adoré lire tout ce que je pouvais pour mieux m'occuper d'eux, me questionner, interroger autour de moi, mais baigner uniquement dans ce bain est impossible pour moi. Je reste cette personne avec une personnalité très volontaire et je me suis sentie longtemps très mal avant d'avouer après la naissance de Victor que j'avais envie de continuer quand même ma vie d'avant : sorties, ciné, théâtre, expos, amis, ma thèse ... J'avais l'impression que je passerai pour une mauvaise mère si je disais que l'allaitement ne m'éclatait pas et que je le ressentais comme un esclavagisme (et ce sentiment n'engage que moi et mon ressenti de ce que j'ai vécu !!!). Alors, j'ai remis le couvert avec Violette, pensant panser les blessures de là où j'avais échoué avec Victor. Mais il ne pouvait pas en être autrement, c'est pas mon truc, c'est comme ça et pour moi même si c'est du temps précieux avec ma minette, ce fut aussi du temps de gâché et perdu où j'aurai pu être plus relax et moins stressée comme quand le bib a pris le relai par la suite. Et de m'entendre dire le dimanche soir avec 40 de fièvre, un sein qui avait quadruplé de volume, une douleur insupportable que si je ne continue pas, c'est que je suis pas une bonne maman, qu'une infection ne devrait pas arrêter "ce bonheur d'allaiter" (je vous laisse imaginer d'où me viennent ces propos). Je remercie ma gynéco qui le lundi matin m'a dit sans que cela fasse un pli que dans l'état dans lequel j'étais ne me permettait pas de continuer et que c'était comme ça, pas la peine d'en faire un drame ! Oui merci parce qu'au cours de mes deux grossesses, j'ai eu la pression avec ce sujet notamment, que si j'étais une bonne mère cela passait forcément par là et j'en passe après ... Alors rien que pour cela, je remercie Madame Badinter de défendre mon ressenti, d'avoir aussi le droit de choisir dans ce sens et pour autant ne pas être la pire des mères.
J'ai voulu être une super mère telle qu'on nous la vend depuis quelques années. Bien sur, j'essaie de donner le maxi de choses naturelles à mes enfants et passer du temps de qualité avec eux. Mais je suis faillible et je suis plus qu'humaine et j'aime ma vie en dehors d'eux. J'ai fait des études, mais avec ces années d'arrêt (pour cause de jamais de place à la crèche, impossibilité viscérale de le laisser à une assistante maternelle ... et ce choix finalement me plaisait et j'y ai trouvé mon compte, passer du temps avec eux, c'est ce que je voulais), je doute que l'on m'attende maintenant que je cherche à nouveau du travail. Et même si on a pas envie d'y penser, c'est vrai que de ne pas travailler oblige aussi des femmes à rester avec leur conjoint alors qu'elles ne le souhaitent pas uniquement pour le "confort" des enfants.
L'image maternelle idéale qu'on nous vend m'a fait beaucoup de mal parce que je me suis sentie très en décalage sans oser le dire tout en voulant certaines choses pour eux. Maintenant que j'ai un peu plus de recul, je sais plus ce que je veux dans ma relation avec mes enfants. Je regrette de m'être laissée impressionnée par tous les discours ambiants. Alors le discours de Madame Badinter me fait un peu de bien parce qu'il me donne un peu de voix et défend des choses que je ressens.
Je trouve ça curieux que dès qu'il est question de son livre, les seules choses que l'on entend, les seules remarques, attaques concernent l'allaitement au sein alors qu'il est une toute petite pièce du puzzle de son essai. Preuve que les forces en puissance sur le sujet le sont sûrement un peu trop. Pour ma part, ce discours m'a étouffé, culpabilisé et m'a laissé peu libre de mes choix et pourtant je pense être quelqu'un de caractère qui assume ses choix. Oui mais là je voulais tout faire bien, que mes enfants aient le meilleur ... Le meilleur pour eux au final, je pense, c'est que je sois moi, sereine et heureuse de mes choix, être moi !
31 mars 2010
Des films !
"Tout ce qui brille" de Géraldine Nakache et Hervé Mimran.
L'histoire : Ely et Lila sont comme deux soeurs. Elles se connaissent depuis
l'enfance, partagent tout et rêvent ensemble d'une autre vie. Elles
vivent dans la même banlieue, à dix minutes de Paris.
Aujourd'hui,
Ely et Lila ne veulent plus être à dix minutes de leurs vies. De
petites embrouilles en gros mensonges, elles vont tout faire pour
essayer de pénétrer un monde qui n'est pas le leur où tout leur semble
possible.
Mais tout ce qui brille...
Une comédie qui a du peps et que j'ai vraiment aimée parce qu'elle n'est pas gnangnan à l'eau de rose. Il y a de vrais beaux personnages dans ce film avec leur part de complexité et de légèreté. Il y a des dialogues détonants et des situations très bien amenées. Le tout est une comédie très bien ficelée avec des comédiens tous très chouette. J'ai passé vraiment un bon moment à suivre les deux héroïnes avec cette force qui les anime, leur douceur et leur fragilité. J'ai aimé leur façon de se chercher tout en vivant. Elles sont dans la vie et ça, je dois dire que cela m'a bien plu !
"Dans ton sommeil" de Caroline et Eric Du Potet
Depuis la mort brutale de son fils de 18
ans, Sarah n'est plus que l'ombre d'elle-même. Une nuit, elle renverse
en voiture Arthur, un adolescent du même âge. Alors qu'elle l'emmène
chez elle pour le soigner, ils sont pris en chasse par un mystérieux
tueur...
Un film de genre, mais j'aime ça, mais bon ... un film qui ne tient pas ses promesses. L'histoire était intéressante, les acteurs bien choisis (il va falloir arrêter d'engager Anne Parillaud pour faire des personnages entre Nikita et Blanche Neige ...), mais l'ennui était total et vraiment plus qu'au rdv. Ce ne sont que des vieilles ficelles du cinéma d'angoisse qui sont utilisées et toujours très attendues. Je n'ai pas été surprise une seule fois. Il y a des figures qui frôlent un peu parfois le ridicule quant à la symbolique qu'on veut leur donner. L'acteur principal vu récemment dans "Bus palladium" y est beaucoup plus intéressant qu'ici. Dommage ...




























